Histoire de Malte – 1799 à 1939

1799-1814 – Entre guerre et paix

La présence britannique débute dès 1799 (après l’éviction des Français en septembre 1798) sous la forme d’un Protectorat qui signifiait pour les Maltais une aide à la défense de l’archipel.
Mars 1802, Traité de Paix d’Amiens prévoyant le retour des Chevaliers de l’Ordre sur Malte et stipulant que les forces britanniques devaient évacuer l’archipel au plus tard sous trois mois.
Traité jamais appliqué. La Grande-Bretagne se maintiendra à Malte et y exercera son autorité.

Traité de Paris (mai 1814) – 30 mars 1814, Napoléon abdique et est exilé sur l’île d’Elbe. 30 mai, un Traité de Paix est signé à Paris (entre la France, l’Autriche, la Russie, la Grande-Bretagne et la Prusse).

Article VII du Traité : « L’île de Malte et ses dépendances appartiendront en toute propriété et souveraineté à Sa Majesté britannique ».
Malte est officiellement annexée à l’Empire britannique.
Le Congrès de Vienne (9 juin 1815) confirmera cette décision et dessinera le nouvel état de l’Europe.

1815-1886 – Colonialisme et droits des Maltais

Entre défense, pauvreté, troubles divers, prospérité… les Maltais restèrent sous tutelle britannique (institutions, emploi, langue…). Après plusieurs décennies sous ce régime (et des siècles d’invasions et de dominations), la petite colonie maltaise aspirait de plus en plus à sa propre gouvernance. Malgré la création d’un Conseil de Gouvernement (1886) et une nouvelle Constitution (fin 1887), la facilité ne sera pas au rendez-vous.

Début XXème : un climat de guerre mondiale.
A Malte, des mouvements de révolte.

Le boom économique que connut l’archipel sera suivi d’un grand déclin. Dans les toutes dernières années du XIXe siècle, Malte sera confrontée à une crise économique sévère, que l’on attribue généralement au passage de la navigation à voile à la propulsion à vapeur (moteurs plus puissants ; moins d’escales ; bateaux plus volumineux n’entrant pas dans le Grand Port).

Première guerre mondiale – Malte, « Infirmière de la Méditerranée ».

Colonie britannique, Malte entrera aussi dans La Grande Guerre. Ses docks seront largement utilisés par la Royal Navy, mais la forteresse maltaise ne sera pas touchée directement. A partir de mars 1915, la minuscule colonie prendra soin de près de 60.000 victimes dans ses hôpitaux ; ce qui lui valut le titre « Nurse of the Mediterranean » .

Conséquence directe du conflit : Malte surpeuplée souffre d’une très forte pauvreté.
Le mécontentement contre l’Administration britannique prend de l’ampleur.
7 juin 1919 : manifestation contre la cherté des céréales et du pain. Celle-ci dégénère en émeute, entraînant la mort de quatre Maltais. Cet évènement va accentuer l’urgence d’une réforme politique et constitutionnelle.

Après ces Bread Riots (émeutes du pain), remplacement immédiat du Gouverneur. Son successeur propose des mesures visant à atténuer le drame : réduction du prix du pain (par subvention gouvernementale), mise en place d’un programme de travaux publics (afin de réduire le chômage)… et la promesse de plus de participation à la vie économique et politique pour les Maltais.

Dans les années qui vont suivre : tourmente politique, entre dirigeants britanniques, politiciens maltais et l’Eglise catholique maltaise. Constitution révisée, suspendue deux fois, restaurée… puis révoquée.
1933 : la question de la langue fait débat [craignant l’influence fasciste, la Grande-Bretagne refuse de faire de l’italien une langue officielle. Cette question linguistique – italien, maltais, anglais – reviendra, de façon récurrente (*)]. Conséquence : une nouvelle suspension de Constitution. Malte revient à un statut proche de celui de 1813.

(*) Avancée pour les Maltais en 1934 : le malti devient une des deux langues officielles, avec l’anglais. On estimait cette même année que « seulement environ 15 % de la population pouvait parler couramment italien », in : Malta, An Account and an Appreciation, Luke Harry, Harrap, Great Britain, 1949, p. 113.

En septembre 1939, à la veille de la 2nde Guerre mondiale, le souhait d’autonomie gouvernementale des Maltais est loin d’être une priorité ; ici, on parle alors plus que jamais de « British rule » (autorité britannique). La petite colonie maltaise est située à proximité de la Sicile et des voies maritimes de l’Axe germano-italien ; le port de La Valette, base pour sous-marins et navires britanniques, devient le centre névralgique de la flotte alliée de Méditerranée (Mediterranean Fleet). Malte subira des bombardements intensifs et ininterrompus pendant près de deux années.

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