Les personnalités qui ont fait La Valette

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Les architectes et artistes qui ont « fait  » La Valette –
3 LIGNES D’INTRO. – Lorsque vous visiterez vous entendrez souvent les noms de XXX, de XXX… Qui étaient-ils ? Pour mieux comprendre leurs travaux, leurs oeuvres… Voici

Ceci est une biographie sélective et abrégée d’architectes et d’artistes qui ont contribué à la création et à l’embellissement de La Valette. Ma sélection s’est portée sur les plus fréquemment rencontrés au cours de vos parcours dans la capitale.

(classement alphabétique pour faciliter votre recherche)

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BARBARA Giovanni (+/-1670-1730)

Architecte et ingénieur militaire maltais. Réputé tant à Malte qu’à l’étranger.

Il travailla sur les lignes fortifiées de Floriana (Floriana Lines). Il est connu également pour sa participation aux travaux de reconstruction du Palais magistral et du séminaire de Mdina (après le séisme de 1693).

A La Valette, on lui attribue généralement la chapelle de la Langue de Castille (église St-Jacques).[1]

BELLI Andrea (1703-1772)

Peu d’écrits existent sur cet architecte maltais qui a vécu aussi à Rome, en Allemagne et en Autriche.
A Malte,, on lui attribue de nombreux palais et églises, sans toutefois avoir de preuves formelles.

Concernant La Valette, des historiens reconnus tels que Michael Ellul et Leonard Mahoney, le créditent des élégants escaliers intérieurs de l’Auberge de Castille et du Palais de Sousa (actuel musée des Beaux-arts –cf. livre page 133). Ceux-ci présentent en effet de nombreuses similitudes et détails de style habituels à Belli. On lui attribue parfois l’Auberge de Castille ; il semblerait cependant que cette conception soit celle de Domenico Cachia (Auberge de Castille, cf. livre page 85, escalier p. 86).

BLONDEL des CROISETTES Médéric (1628-1698)

Ingénieur et architecte français (fils de Louis Blondel des Croisettes, architecte militaire du roi de France). Actif à Malte à plusieurs reprises puis ingénieur résident de l’Ordre de 1659 à sa mort.

Il a travaillé sur les lignes de défense de la Cottonera (Cottonera Lines, derrière Birgu) et sur le Fort St-Elme.

Architecte militaire et architecte civil, ses créations évolueront entre le style maniériste et le style baroque.
Il fait partie (avec F. Buonamici) de ceux qui ont introduit le baroque à Malte.

 

A La Valette, ses conceptions ou remaniements : Auberge d’Italie et chapelle Ste-Catherine,

église St-François d’Assise, façade de l’Auberge de Provence…

BONAVIA Giuseppe (1821-1885)

Architecte maltais. D’abord employé parmi les Royal Engineers en tant que Clerk of Works (conducteur de travaux), il devient par la suite architecte et pratique divers styles, dont le néo-gothique et le néo-classique.

 

Bonavia – Réalisations à La Valette : Eglise St Andrew Scots, La Borsa (rue de la République), Buttigieg and Francia Palace (Palazzo Ferreria, à l’entrée de la capitale), façade de Notre-Dame du Mont Carmel…

BONNICI Giuseppe (1707-1779)

Architecte maltais. A travaillé sur les fortifications de Floriana (Floriana Lines), sous les ordres de Giovanni Barbara.

Il succède à Romano Carapecchia (décédé prématurément) pour la poursuite de travaux de plusieurs édifices et églises commencés par lui.

Vers la fin du XVIIIe siècle, le style néo-classique arrive d’Europe ; dans ses conceptions, G. Bonnici passera du baroque au néo-classique.

 

Réalisations à La Valette : Eglise Ste-Barbara, bâtiment des Douanes (sur les quais côté Grand Port) et divers palais.

BUONAMICI Francesco (1596-1677)

Architecte italien, originaire de Lucca (Lucques). Son nom complet : Buonamici de Lucca.

Peu d’informations datées subsistent sur F. Buonamici. Il vécut à Rome dans les années 1600.

A son arrivée à Malte, entre 1634 et 1636, il est assistant de l’architecte militaire Pietro Paolo Floriani (travaillant sur les fortifications de Floriana).

Il sera ensuite ingénieur et architecte résident pour l’Ordre pendant une vingtaine d’années. Il œuvre aussi en tant qu’architecte civil ; il est le concepteur de palais de style baroque sur l’archipel ainsi que de nombreuses églises sur l’île (Rabat, Zebbug…).

 

A La Valette, L’Hostel de Verdelin (donnant sur la Place du Palais du Grand Maître) est une de ses réalisations mais il est surtout connu pour le remaniement de l’église jésuite, considérée comme la première église de style baroque bâtie à Malte. Commencée en 1647, elle semble ne pas être terminée au moment où Buonamici quitte Malte pour retourner à Lucques (1661), où il est nommé premier architecte de la ville.

 

Il reste dans l’histoire architecturale de Malte, parmi les premiers avec Médéric Blondel) à avoir fait entrer le baroque sur l’île.

 

CALI Guzeppi (1846-1930)

Artiste peintre maltais, né à La Valette de parents napolitains, qui fait ses études à l’Accademia delle Belle Arti de Naples.

Connu pour ses peintures religieuses (ses œuvres ornent de nombreuses églises) et pour la polyvalence de son style. Il est considéré comme le fondateur du courant moderne de la peinture maltaise. Artiste particulièrement prolifique, il est l’un des peintres les plus marquants à Malte à son époque.

 

 

Cali – Ses œuvres visibles à La Valette :

  • La mort de Dragut (réalisée alors qu’il n’avait que 21 ans) – Musée National des Beaux-arts.
  • L’Apothéose de St-François et la Mort de St-François – Eglise St-François d’Assise.
  • Plafond de la salle principale du Caffè Cordina (Place de la République).
  • Plafond de l’église St Paul-Naufragé…

CARAPECCHIA Romano Fortunato (1661-1738)

Architecte italien. Membre de l’Accademia di San Luca à Rome.

Une personnalité aux multiples talents.

 

Introduit par le Pape Clément XI Albani au Grand Maître Perellos y Rocafull, il arrive à Malte en 1706-1707 ;

envoyé par le pape afin d’aider à magnifier La Valette du style baroque très en vogue.

L’élégance architecturale de ses édifices en fait l’un des architectes du baroque les plus remarqués à Malte (avec ses prédécesseurs : Francesco Buonamici et Médéric Blondel).

Carapecchia est également reconnu pour la diversité de ses compétences et de ses réalisations :

  • A son arrivée, il est employé comme architecte et fontainier par l’Ordre (Architetto della Sacra Religione & Fontaniere). Faisant appel à ses capacités d’ingénieur hydraulicien (dirait-on aujourd’hui), le Grand Maître Perellos lui confie deux études : sur le système de réservoirs de la cité et sur l’approvisionnement en eau pour les villes autour du Grand Port.
  • Carapecchia connaissait aussi l’architecture de théâtre. Il avait rédigé un traité sur les équipements de théâtre : Pratica delle Machine de’Teatri (1689). Son principal chef d’œuvre est assurément sa participation à la construction du Théâtre Manoël, pour lequel il travailla avec François de Mondion.

 

Parmi ses conceptions à La Valette :

Municipal Palace – Théâtre Manoël – Portique de Sainte-Catherine (chapelle de Langue d’Italie).

Eglise et couvent Sainte-Catherine (rue de la République) – Sacristie de St-Paul-Naufragé

Eglise Sainte-Barbara – Eglise Notre-Dame du Pilar.

Fontaine Perellos (Palais du Grand Maître – Cour Neptune)…

CARAVAGE – LE CARAVAGE (1571-1610)

De son vrai nom : Michelangelo Merisi da Caravaggio.

Né à Caravaggio, près de Milan.

Fils de Fermo Merisi (intendant et architecte du marquis de Caravaggio).

A 11 ans, orphelin, il est placé comme apprenti chez un artiste peintre à Milan.

 

Rome et NaplesIl part à l’âge de 21 ans pour Rome où il connait des années difficiles, travaillant en tant qu’assistant dans différents studios d’artistes peintres. Vers 1595, il s’installe à son propre compte et commence à vendre ses œuvres. Il devient rapidement expert dans la technique du clair-obscur (chiaroscuro) caractéristique de la peinture baroque et atteint la célébrité à Rome où il obtient de nombreuses commandes.

 

Michelangelo Merisi mène une vie mouvementée et tumultueuse. Entre 1600 et 1605, il est l’auteur de divers actes de violence. En 1606, au cours d’une altercation, il blesse mortellement son opposant. Il est alors condamné à mort et s’enfuit de Rome. On le retrouve à Naples en 1607 où il s’installe pour un temps, espérant la grâce du pape.

 

Il arrive à Malte, à bord d’une galère de l’Ordre de St-Jean.

En 1608, le Grand Maître Alof de Wignacourt, connaissant son talent, le prend sous sa protection. Après une période de noviciat pour entrer dans l’Ordre, il est fait Chevalier d’obédience zen juillet 1608. C’est au cours de cette période qu’il peint Saint-Jérôme écrivant et La Décollation de Saint-Jean (visibles tous deux dans l’oratoire de la co-cathédrale St-Jean) ainsi que le portrait du Grand Maître de Wignacourt (présenté au Louvre de Paris).

Peu de temps après, il se bat avec un Chevalier de haut-rang et le blesse. Il est emprisonné au Fort Saint-Ange, d’où il s’échappe en octobre 1608. Il est alors banni de l’Ordre.

 

On le retrouve ensuite en Italie. Il y meurt en 1610. Son évasion de Malte ainsi que les conditions réelles de sa mort (maladie ou acte de vengeance) restent encore mystérieuses à ce jour.[2]

 

Malgré une vie courte (mort à l’âge de 39 ans), ses œuvres innombrables ont marqué un tournant dans la peinture du XVIIe siècle et continuent de susciter inspiration et admiration. De l’avis de Gilles Lambert, biographe : « Ce qui a débuté avec Le Caravage est, tout simplement, la peinture moderne« .

 

Compléments :

  • Bon article et galerie de peintures sous :

http://www.histoiredelart.net/artistes/caravage-707.html

  • Sur le caravagisme, voir aussi :

http://www.histoiredelart.net/courants/le-caravagisme-4.html

 

CASSAR Girolamo (~1520 ~1586/92)

Architecte maltais. Vous trouverez le prénom de Cassar sous les formes : Girolamo, Gerolamo ou Girolamu ; et Ġlormu (son prénom en maltais).

 

Glormu Cassar est tour à tour, soldat, «capomastro»[3], ingénieur et architecte.

Il est reconnu en tant que soldat pour ses interventions ingénieuses. Il est ingénieur militaire pendant le Grand Siège de 1565 et aide aux réparations des fortifications de Birgu et de Senglea.

 

Il travaille activement avec Francesco Laparelli dès le début des travaux de fortification de la future La Valette.

Au départ de Laparelli, en 1569, Cassar devient chef ingénieur militaire pour l’Ordre de St-Jean. Il est envoyé en Italie afin d’y étudier l’architecture palatiale contemporaine, dont le style dominant est alors le maniérisme.

 

On lui attribue l’architecture des principaux bâtiments de l’Ordre construits au début de la cité : l’église Saint-Jean, les 7 Auberges de Langue, le palais du Grand Maître, l’infirmerie de l’Ordre, la boulangerie générale de l’Ordre et quelques églises (Saint-Paul, Notre-Dame du Carmel…).

Parmi ces églises, Porto Salvo, dans laquelle il est enterré.

 

Il est aussi le concepteur de nombreuses églises hors La Valette.

 

D’ALECCIO Matteo Perez (1547-1616)

Peintre italien, né Matteo Perez d’Aleccio, dit Matteo d’Aleccio. Vous rencontrerez son nom sous d’autres formes : Matteo da Leccio ou Matteo da Lecce (né à Alezio, petite ville de la province de Lecce).

Formé à Rome. Artiste du maniérisme ; actif à Rome, Naples, Malte, Séville et Lima (Pérou), où il est mort.

D’Aleccio a été élève de Michel-Ange (certaines de ses œuvres ornent la Chapelle Sixtine au Vatican).

 

Le Grand Maître de La Cassière le sollicite pour la décoration du Palais du Grand Maître. Il arrive à Malte en 1575-76 ; il y séjournera jusqu’en 1581.

 

Œuvres visibles à La Valette : Fresque du Grand Siège de 1565 (Palais du Grand Maître) – Retable du maître-autel (église St-Paul-le-Naufragé)  – Peinture Le Baptême du Christ (musée de la co-cathédrale St-Jean)…

 

DANTI Ignazio (1536/7 -1586)

A la fois mathématicien et géographe. En 1580, le Pape Grégoire XIII fait appel à ses services pour superviser la réalisation de cartes topographiques peintes représentant les régions d’Italie et les propriétés papales.

Cartes réalisées entre 1580 et 1583 : 40 panneaux qui forment une galerie de 120 mètres de long.

Aujourd’hui exposées dans la Galerie des Cartes du Musée du Vatican : Galleria delle carte geografiche.

 

Représentation du Grand Siège de Malte (L’assedio di Malta), comprenant le plan de la cité de La Valette (voir page 98 et pages 114-115 du livre de parcours).

De FAVRAY Antoine (1706-1798)

Artiste peintre français. Il s’établit à Malte en 1744, quitte Malte pour Constantinople pui retourne en France.

Peintre portraitiste à la Cour de France. Après son retour en France, il est nommé directeur de l’Académie de France. Il revient à Malte et y meurt en 1798.

A Malte, il réalise de nombreux portraits de personnalités aristocratiques, des peintures religieuses et des scènes de genre représentant la vie de la noblesse.

 

Où voir ses œuvres à La Valette ?

  • Musée des Beaux-arts : portraits de grands maîtres et de chevaliers ; scènes de genre…
  • Palais du Grand Maître : Grand MaîtreVilliers deL’Isle Adam (recevant les clés de la capitale, Mdina,à l’arrivée de l’Ordre sur Malte), portrait du Grand Maître Jean Parisot de La Valette…
  • Eglise Sainte-Barbara : Martyre de Sainte-Barbara (au-dessus du maître-autel)…

DE MONDION Charles François (1681-1733)

Ingénieur militaire (élève de Vauban), arrivé à Malte en 1715 puis nommé ingénieur militaire en titre de l’Ordre.

Lors de ses premiers travaux à Malte, il était l’adjoint du Français René Jacob de Tigné et ses conceptions et travaux sont essentiellement ceux de génie militaire.

Le Grand Maître Manoël de Vilhena engagea de nombreux travaux de construction et de reconstruction sur l’archipel. De Mondion participa activement à ceux-ci et plus particulièrement à la reconstruction de Mdina (l’ancienne capitale maltaise lourdement endommagée par un séisme en 1693) qui sera parée d’édifices de style baroque.

Le nom de Charles François De Mondion reste attaché à Fort Manoël : combinaison d’architecture militaire et de style baroque.

Il meurt subitement à 52 ans. Il est, selon ses volontés, enterré dans la chapelle de Fort Manoël.

 

GAFA Lorenzo (1638-1704)

Architecte maltais. Fils de tailleur de pierre et tailleur de pierre lui-même (comme son frère aîné, Melchiorre).

Il débute dans le domaine de l’architecture en tant qu’assistant de Francesco Buonamici (qui fit entrer le Baroque à Malte). Lorenzo Gafa reste parmi les architectes les plus reconnus du baroque maltais.

 

Très prolifique, il a conçu de nombreuses églises sur les deux îles de Malte et de Gozo ; des églises bien remarquables dans le paysage par leur dôme.

« Sa célèbre architecture est plus baroque que celle des tous les architectes du Baroque à Malte qui l’ont précédé. Il a débuté sa carrière en tant que tailleur de pierre et, en 1671, il se décrivait encore lui-même comme sculpteur, en réalité comme un « scalpellino » [4] … En tant que grand « capomastro », on le connait pour son implication dans la structure de l’église St-Paul à Rabat en 1664 et dans celle de St-Paul à La Valette en 1666… et en 1679 il conçut la cathédrale de Mdina… » – Extrait du site internet de la ville de Birgu[5] ; ville où il naquit et où il mourut.

 

LAPARELLI Francesco (1521-1570)

Architecte militaire italien né à Cortona. Son nom complet : Francesco Laparelli da Cortona.

A Rome, à la demande du pape, il travaille sur les ouvrages de défense de la forteresse Castel Sant’ Angelo (Château-Saint-Ange), sur les défenses du Vatican, sur le dôme de la basilique St-Pierre de Rome…

 

Après le Grand Siège, le Grand Maître Jean Parisot de La Valette sollicite auprès du pape Pie IV les services d’un ingénieur expert en fortifications. Laparelli est alors mandaté pour dresser les plans de la future cité-forteresse de l’Ordre. Fin 1565, le pape Pie V[6] fournit des fonds et envoie Laparelli à Malte. Celui-ci arrive sur l’archipel fin décembre 1565.

Le premier rapport est établi en quelques jours et remis au Conseil de l’Ordre le 3 janvier 1566. La décision d’engager la construction de la cité-forteresse est formalisée le 14 mars 1566 ; la première pierre posée le 28 mars. La proposition finale de Laparelli est publiée le 18 juin 1566 : une ville fortifiée sur la péninsule de Xiberras, s’étendant jusqu’au fort St-Elme, avec deux cavaliers et quatre bastions pour défendre le front de terre (côté de l’actuelle Floriana) ; une ville avec un plan de rues en damier (grid).

 

Laparelli quitte Malte en 1569 pour s’engager dans la force navale vénéto-vaticane contre les Turcs. A cette date, la construction des bâtiments de ville n’a pas démarré. Son assistant, Girolamo Cassar prendra la suite. Laparelli décède à 49 ans, à Candia (Crète), de la peste.

 

NASONI Niccolò (1691-1773)

Architecte et peintre italien. Nasoni a reçu une formation de décorateur et d’architecte en Toscane.

Peintre du baroque, il a œuvré à Rome et surtout au Portugal, où il finira sa vie.

Il exerce à Malte entre 1723 et 1725.

 

Visibles à La Valette :

Plafonds du Palais du Grand Maître – Fresque au plafond de la crypte de la co-cathédrale Saint-Jean – Fresque en voûte de l’entrée de l’Auberge de Provence.

PALADINI Filippo (+/-1544 – 1614)

Peintre florentin. Actif à Malte entre 1590 et 1595, où il a surtout pratiqué le style maniériste. Il est également très influencé par le courant caravagiste.

 

Arrivé à Malte en tant que galérien (suite à une condamnation pour agression armée), il est repéré par l’Ordre pour ses qualités artistiques. Le Grand Maître Loubens de Verdalle l’emploie alors pour décorer la chapelle du palais magistral ainsi que le château de Verdala (demeure d’été du Grand Maître, au centre de l’île). Ce Grand Maître lui commandera par ailleurs régulièrement de nombreux tableaux.

Nasoni quitte Malte vers 1605 et séjourne en Sicile ; d’où il continue à satisfaire des commandes pour Malte.

 

Paladini – Œuvres visibles à La Valette :

Chapelle du Palais du Grand Maître – Fresque représentant la vie de saint Jean-Baptiste,

Eglise St-François d’Assise – Fresque,

Eglise St-Jacques – Peinture tutélaire de St-Jacques figuré en pèlerin,

Eglise St-Paul-le-Naufragé – Peinture du naufrage (au-dessus du maître-autel),

Eglise jésuite – Circoncision du Seigneur,

Eglise Ste-Catherine (chapelle des Chevaliers d’Italie) – Mariage mythique de Ste-Catherine.

PRETI Mattia (1613-1699)

Né à Taverna en Calabre (d’où son surnom : il Calabrese).

Peintre du baroque, fortement influencé par Le Caravage.

 

Italie

Vers 1630, il rejoint son frère Gregorio et évolue dans le milieu artistique romain. Alors qu’il n’a pas de style propre à cette époque, on indique fréquemment qu’il a une grande aptitude à absorber les styles. Il est très inspiré par l’école du Caravage et le style néo-vénitien. Il demeure quelques temps à Venise.

Après 1650, il séjourne fréquemment à Naples (où il résidera entre 1653-56 et 1659-60). Son œuvre y est alors très remarquée et il reçoit de nombreuses commandes. Vers la fin de son séjour, il excellera dans l’art de la fresque.

Mattia Preti à Malte

« En 1659, Preti, après avoir été fait Chevalier d’Obédience Magistrale, est venu à Malte attiré par l’île fort probablement par la possibilité d’obtenir le patronage des Chevaliers. Il fut bientôt chargé par le Grand Maître Martin de Redin de peindre un nouveau retable pour la chapelle de la Langue d’Aragon. Le Grand Maître suivant, Raphaël Cottoner, lui a demandé de décorer l’intégralité de la voûte de l’église avec des scènes de la vie de saint Jean-Baptiste, le saint patron de l’Ordre. L’artiste a alors ensuite été promu au rang de Chevalier de Grâce. » (Extrait du site internet de la co-cathédrale St-Jean).

 

Preti entreprend le voyage en 1661. Il peint la voûte entre 1662 à 1667. Son œuvre dans l’église Saint-Jean ne s’arrête pas là. Elle est immense : il participe et est consulté pour l’ensemble de l’ornementation de l’église et des monuments des chapelles de langue. Il passera la majeure partie du reste de sa vie sur l’archipel maltais. Au fil du temps, il obtient de nombreuses sollicitations émanant d’églises locales, de communautés religieuses et de clients privés. Dans les églises et les villages maltais, ses œuvres sont innombrables (retables, fresques, tableaux…).

 

Pendant ses années maltaises, il continue de satisfaire des commandes pour des églises et des collectionneurs italiens. Dans les années 1680-1690, il envoie de nombreux tableaux destinés aux églises de sa ville de naissance, avec laquelle il a conservé des attaches.

Preti meurt à Malte en 1699. On relate souvent qu’il a été faiblement rémunéré et qu’il est mort dans une modeste demeure. «Mathias»[7] est enterré dans l’église conventuelle St-Jean, à laquelle il a consacré plusieurs années de sa vie.

 

Pour voir ses œuvres à La Valette : Co-cathédrale St-Jean – Musée des Beaux-arts (deux salles).

Diverses églises : St-François d’Assise, Ste-Catherine (chapelle de l’Auberge d’Italie), Notre-Dame du Mont Carmel, église jésuite Circoncision du Seigneur…

SCIORTINO Antonio (1879-1947)

Sculpteur maltais. Il étudie à Rome, y ouvre une galerie, est professeur de sculpture à l’Academia Britannica de Rome (jusqu’à la fermeture de celle-ci en 1936). Il fait un retour à Malte l’année suivante où il exercera comme conservateur au Musée des Arts à La Valette.

 

Un artiste très prolifique, influencé par les différents mouvements artistiques contemporains (Rodin, réalisme, futurisme…). Il exécute des commandes en Italie et à Malte. On trouve également ses œuvres aux USA, en Russie, au Brésil…

 

Où voir ses œuvres à La Valette : Musée des Beaux-arts et sculptures élevées dans des espaces publics , notamment : Les Gavroches (Jardins Upper Barrakka), réalisée en 1904 alors qu’il était à Rome, et apportée à Malte en 1907. – Monument à Lord Gerald Strickland (Jardins Upper Barrakka). – Monument du Grand Siège (Place du Grand Siège).

 

[1] Longtemps attribuée à G. Barbara, elle pourrait cependant être la conception de R. Carapecchia (sa façade porte des éléments de style habituels chez Carapaecchia).

[2] Détails sur site internet de l’auteur, visiterlavalette.com (co-cathédrale St-Jean – Le Caravage).

[3] Capomastro : peut se traduire par maître d’œuvre.

[4] Scalpellino : littéralement, tailleur de pierre – Capomastro : maître d’œuvre

[5] http://birgu.gov.mt/content/lorenzo-gafa-1638-1704

[6] Pape Pie IV décédé en décembre 1565

[7] Comme indiqué sur sa plaque tombale.